2022_05_23 St Maurice CM2 - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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SAINT MAURICE SUR MOSELLE
Conseil municipal : deux bijoux de biodiversité à préserver
Avant d’attaquer l’ordre du  jour (voir https://www.le-thillot.com/2022_05_22-st-maurice-cm1.html ), le conseil municipal a reçu trois techniciens du Département : Jérémy Muller, Mathilde Delage et Hélène Laugros, venus présenter un pré-diagnostic concernant deux ENS (Espaces Naturels Sensibles), au Ravin du Luthier et au Vallon de Presles.
Concernant le premier, il est caractérisé par un micro climat très humide, des eaux de très bonne qualité, des forêts anciennes bien gérées.
Un environnement propice à une faune et une flore très diversifiées intégrant des espèces classées, comme le polystic de Braun, espèce protégée, le lichen pulmonaire, marqueur important de la qualité de l’air et autre cortège de mousses remarquables au niveau de la flore.
« Le constat est déjà très bon » se félicitait Hélène Legros, la scientifique de la délégation du Conservatoire des Espaces Naturels du Département. Il est question d’une concertation avec l’ONF pour un plan d’une durée de 15 ans minimum afin de continuer, voire aller plus loin encore, dans la conservation de ce lieu remarquable afin de favoriser une gestion durable des habitats forestiers et maintenir une bonne qualité des cours d’eau de tête de bassin.
Concernant le Vallon de Presles, de grand intérêt lui aussi, notamment au niveau européen par sa rareté, là encore le milieu est favorable au développement d’espèces remarquables.
La scientifique mettant notamment en avant le « Cuivré des Marais », un papillon protégé, et cette priorité de protéger l’eau et cette biodiversité qui sont très d’ailleurs très fortement liées.
Sur place, quelques terrains appartiennent à des privés qui seront sollicités pour intégrer, s’ils le souhaitent, la démarche qui sera définie par un plan de gestion écologique couché sur le papier au terme des études approfondies afin d’être finalisé en 2023. Sur ce Vallon, des propositions sont d’ores et déjà au menu, comme l’exploitation des plantations d’épicéas, notamment afin de reconnecter des milieux naturels favorables à la population de ces précieux papillons (voir photo)
Durant cet exposé qui devait initialement durer trente minutes, mais qui a passé l’heure, Michel Pascolini est monté plusieurs fois au créneau. « On exploite entre 800 et 100 m3 par an. Que va-t-il se passer si la fréquentation des marcheurs augmente suite à la mise en valeur de ces sites ? Et la chasse ? » interrogeait-il avant d’afficher ses craintes « Et qui nous dit que d’ici 10 à 15 ans, ces lieux se seront pas couverts par des interdictions ? ». L’élu faisait parler sa connaissance parfaite du terrain « S’il faut faire du débardage au câble, les coûts seront impactés ! ». Les réponses se voulaient consensuelles « C’est la commune qui a la main sur ce projet. Les décisions qui seront prises seront celles votées par le conseil municipal ». Quant aux surcoûts liés au débardage au câble, il se pourrait qu’ils soient pris en charge par des subventions spécifiques ? A suivre.
En tout état de cause, les démarches sont en cours, qui concerneront tous les acteurs – y compris bien évidemment le Syndicat Intercommunal des Eaux de Presles – afin de mettre au point ce Plan de Gestion Ecologique et permettre de développer des pistes afin de protéger au mieux ces deux bijoux de biodiversité, tout en prenant en compte leurs aspects économiques.
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