2022_01_25 Hautes Mynes - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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LE THILLOT
Les Hautes Mynes toujours plus haut
Les deux années passées à s’adapter en permanence aux consignes sanitaires sans cesse mouvantes n’ont en rien entamé la dynamique de l’équipe des Hautes Mynes.
Ni celle de la fréquentation du public, puisque malgré la fermeture du site durant quatre mois et demi l’an dernier, ce sont 18 000 visiteurs qui ont été enregistrés. « Dont 11 000 rien que durant les deux mois d’été » précise Sébastien George « Un nouveau record après celui enregistré en 2020 avec 16 500 entrées sur la même période ».
Des chiffres éloquents qui laissent à penser que si l’année avait été complète, d’autres records auraient été battus. « Malgré les protocoles successifs, le public a bien été présent » analyse le directeur du site « Et il a concerné aussi bien des touristes que des locaux qui sont peut-être moins partis en vacances, mais ont profité des moments de disponibilité ouverts pour venir ». Un public qui, s’il est attiré le plus souvent par les visites des galeries et leur côté magique, n’a pas hésité à se rendre ensuite au musée pour en savoir plus. « Ils se prennent au jeu sur place et le musée est un excellent moyen d’obtenir des compléments d’informations » commente Sébastien « Le temps moyen, tout compris : site et musée – se situe aux alentours de deux heures et demie, mais certains visiteurs sont largement au-delà, dépassant allégrement les trois heures ».
La mise en place d’un programme événementiel intense a également concouru à l’excellente fréquentation,  « Malgré l’impossibilité d’organiser la Nuit de la Myne et ça a été un vrai crève-cœur » regrette-t-il avant de retrouver le sourire « Nous travaillons d’ores et déjà sur l’édition 2022 qui est programmée pour le samedi 21 mai ». Et bien d’autres rendez-vous sont également en préparation : Journées du Patrimoine à la mi-septembre, qui ont attiré quelques 400 personnes l’an dernier, les Journées de l’Archéologie en juin, les visites contées de Fabien et chauve-souris de Fanny qui ont affiché complet à toutes les séances, les visites nocturnes de l’ensemble du site conduites par Leslie qui ont très bien fonctionné.
Enfin, la nuit de la chauve-souris a rassemblé une soixantaine de visiteurs lors de l’édition 2021 « Nous en espérions plus… » confie Sébastien : autant de dates noircies sur le calendrier aptes à diversifier les publics et emmener le site vers de nouveaux sommets.
Quant à l’avenir, le directeur a toutes les raisons de se montrer optimiste, pour peu que la crise sanitaire puisse être totalement maîtrisée. « La nouvelle équipe est bien rôdée, et n’hésite pas à faire de nouvelles propositions » témoigne-t-il. Des propositions qui sont bien évidemment examinées avec profondeur avant de voir le jour si elles présentent un intérêt ou sont réalisables à plus ou moins court terme. C’est ainsi que des nouveautés sont dans les tuyaux, comme une nouvelle animation au moment d’Halloween, sollicitée par le public, permettant de mettre en valeur sous un autre éclairage le site minier, ou encore un « escape game » original au concept novateur dont la scénographie a été composée avec le précieux concours de Jean Charton, graphiste de talent et créateur de jeux.
Il est bien évidemment question, à plus long terme, de l’extension du musée qui va permettre la mise en valeur des énormes pompes découvertes par Francis Pierre et son équipe de la SESAM, actuellement exposées à l’étage du musée, qui vont changer de place en libérant une place qui sera précieuse pour exposer les objets et outils actuellement en cours de traitement à Grenoble dans le cadre d’une muséographie à faire évoluer. Des nouveautés qui sont au cœur même de l’exploitation de ce trésor de l’histoire locale et dont l’évolution est encore pleine de potentialité : « Il est question de valoriser la maison du Houtman sur laquelle travaille la SESAM depuis plusieurs années, et dans le cadre d’un projet encore plus ambitieux de braquer les projecteurs en direction de l’énorme système hydraulique permettant de pomper l’eau des galeries, passant par les réserve d’eau des étangs à la roue à aubes, la tringlerie, les statifs et bielles mettant en action les pompes dans les galeries. Il y a encore de quoi faire !
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