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Des vœux sous le signe du volontarisme

 
Dans un contexte que les élus ont unanimement qualifié de compliqué, tous ont également plaidé pour un volontarisme renforcé. Le drame qui a touché la jeune Damla a également été au cœur des interventions.
Anouck Maurice
L’ouverture de la soirée, confiée à Anouck Maurice permettait dans un premier temps à la directrice générale des services de remercier l’ensemble du personnel, des élus et de défendre avec force pour le « travailler ensemble » au service de la population.
Isabelle Canonaco
Prenant le relais à la tribune, Isabelle Canonaco était la première à déplorer « La diminution historique et historiquement brutale des dotations d’Etat ». Face à cette situation, l’adjointe aux finances détaillait les mesures prises pour « repenser nos dépenses et les actions à mener pour garder un niveau d’investissement raisonnable » : économie d’énergie, réduction de la masse salariale par le non remplacement des retraités, économies sur les budgets annexes (crèche, Hautes Mynes, et à moindre échelle la médiathèque), renégociation des emprunts. A cette baisse des dotations s’ajoutent de nouvelles obligations, générant de nouvelles dépenses : NAP (Nouvelles Activités Pédagogiques), accessibilité des bâtiments communaux aux personnes à mobilité réduite, frais liés aux permis de construire, augmentation légales des salaires, budget supplémentaires pour la communauté de communes. Avant de conclure, Isabelle Canonaco n’omettait de mettre l’accent sur les dépenses à venir, liées au vieillissement de certains bâtiments communaux.
Marie-Claude Dubois
Venait le tour de Marie-Claude Dubois. Entourée de l’ensemble des adjoints, la 1ère adjointe s’employait pour détailler le bilan des nombreuses actions menées en 2016. Après avoir renouvelé son invitation au dialogue direct « Plutôt que de nous adresser des petits mots anonymes », la 1ère adjointe passait en revue les actions en direction du tourisme, la crèche, la médiathèque, le repas des ainés, les travaux – notamment la gestion des fuites d’eau sur le réseau -, le déneigement, l’école des Forts devenue la Maison des Associations, la vente de l’école du Prey, les centres d’activités des vacances scolaires, le téléthon, le conseil municipal jeunes, le feu de St Jean, la restructuration du groupe scolaire Jules Ferry, le drame qui a coûté la vie à Damla, le nettoyage de printemps, le dynamisme d’Anim’Thillot et l’UCAT, les jeudis en fête, l’implication de la classe 2019 et des collégiens aux cérémonies patriotiques, la belles ventes de bois en 2016, le fleurissement de la commune.
Michel Mourot
Le premier magistrat s’emparait ensuite du micro. Le temps d’une courte mais profonde plaidoirie pour les valeurs de la République, Michel Mourot s’appuyait sur une citation du philosophe Enthoven pour une déclaration d’intention : « L’optimisme n’est pas une question de conjoncture, mais de caractère ». Face aux difficultés, notamment budgétaires et démographiques, le maire plaidait avec force pour l’intensification de l’intercommunalité, voire la fusion de communes « Comme l’ont fait Servance et Miellin ».
Les travaux au parc Bluche, l’ambition d’agrandir les parkings au centre-ville, le doublement du linéaire de la galerie visitable aux Mynes, la célébration du 400ème anniversaire de l’utilisation de la poudre noire pour la 1ère fois en Europe, l’assainissement, le pôle petite enfance, les ressources en eau : autant de sujets passés en revue par Michel Mourot., avant d’évoquer les prochains gros travaux : le tablier du pont de la Favée, la modification du carrefour de la place du 8 mai suite au tragique accident du 17 novembre et le remplacement de véhicules au services techniques. Autant de dossiers, parmi d’autres, à avoir fait l’objet de demandes de subventions. Le maire notait avec satisfaction un taux moyen de 55% de subventions sur les projets, avant d’aborder l’intercommunalité et les nouvelles règles, notamment la loi Notre « Qui n’est pas nôtre » commentait-il avec un humour grinçant. De même, le SCOT (Schéma de COhérence Territoriale), qui semble bien mettre la haute vallée de la Moselle dans le même périmètre que St Dié était sous le feu de ses critiques « Dites-moi où est la cohérence territoriale lorsqu’il faut passer 4 cols pour aller à St Dié ? » argumentait-il avant de conclure « C’est plutôt le SICOT : schéma d’incohérence territoriale ». Le temps d’évoquer la nouvelle caserne des pompiers, le démarrage de la nouvelle station d’épuration ainsi que la liaison avec St Maurice et le remplacement de la station de Bussang, et Michel Mourot concluait en citant St Exupéry « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible ».

Catherine Louis
Catherine Louis, représentant François Vannson empêché, évoquait également les difficultés évoquées par ses prédécesseurs au micro par cette petite phrase : « Tout n’est pas rose, mais tout n’est pas noir non plus » avant de détailler quelques chiffres clé du budget départemental : 75 millions d’Euros d’investissement, dont 32M€  pour les routes et les collèges, 18M€ de subventions aux collectivités, 30M€ pour les EHPAD, 65M€ pour les investissements économiques et 8M€ pour le développement numérique. L’élue départementale notait également avec satisfaction le 6ème rang national de l’industrie vosgienne et le 14ème rang au titre de la balance commerciale.
Dominique Peduzzi
Il restait à Dominique Peduzzi le privilège de conclure. Premier sujet : la réflexion concernant les travaux à entreprendre suite à l’accident qui a coûté la vie à Damla. Le président de la ComCom enchainait sur la baisse des dotations d’Etat « Surprenantes de brutalité, génératrices de difficultés et rendant les engagements difficiles ». Et de plaider lui aussi pour une mutualisation des moyens par le biais de regroupements – il a notamment évoqué cette mutualisation au niveau des personnels communaux qui représentent 254 personnes sur l’ensemble des communes de la comcom -, ainsi que pour une dynamique génératrice de projets et donc d’opportunités, y compris au niveau des financements.  Au niveau intercommunal, l’édile évoquait la petite phase de transition suite au départ de l’ancien président et du directeur des services, avant d’enchainer sur les difficultés rencontrées pour résoudre l’alchimie du bassin de la piscine et faire en sorte qu’elle puisse rouvrir ses portes dans les meilleurs délais et de conclure sur les déchets ménagers, insistant sur l’acte citoyen que constitue le tri sans occulter l’aspect répressif pour les contrevenants.
 
Quelques chiffres clé
176 828€ : c’est le montant de la réduction des dotations d’Etat depuis 3 ans
 
20 811 : c’est le nombre de visiteurs aux Mynes (+1000 visiteurs en 2016)
56 390 visiteurs à la médiathèque en 2016.
45 073€ : montant des économies suite à la renégociation des prêts
160 000€ : montant des investissements dans les écoles primaire et maternelle pour les NAP
368 000€ sur 6 ans : montant de la dépense pour l’accessibilité aux bâtiments communaux
160 000€ : montant des charges supplémentaires non financées par l’Etat
1165 personnes ont été reçues par Claude Chevrier au point info tourisme (+1%)
3587 nuités ont été enregistrées au camping, soit 33% de plus qu’en 2015
250 ainés ont participé au repas du 9 octobre, servis par 30 bénévoles
560 personnes ont dégusté la soupe servie aux marcheurs du Téléthon
283 élèves fréquentent les écoles communales, et 65.37% d’entre eux sont inscrits aux NAP

Il n'y a plus d’argent ! Vraiment ?
Comme nos élus, on peut déplorer les réductions de dotations. Il est d’ailleurs de « bonne guerre » (il faudra m’expliquer comment une guerre peut être "bonne" ?) de désigner l’Etat (quelle que soit sa couleur politique) comme responsable des difficultés. Ces baisses de dotations seraient-elles le reflet des difficultés financières de l'Etat ? Les caisses seraient-elles vides ?
Un chiffre fait frémir. Entre 60 et 80 milliards d’Euros : c’est le montant estimé de l’évasion et la fraude fiscales rien que pour la France !
Cet énorme manque à gagner qui part dans la poche des actionnaires de puissantes multinationales via des paradis fiscaux pèse de façon extrême dans le budget national, sans compter que la France n’est pas la seule touchée par ces pratiques. Le phénomène est développé à l’échelon planétaire.  Voir l’affaire des « Panama Papers » par exemple.
Si on ajoute à cela les politiciens « véreux » de quasiment tous bords qui s’en mettent plein les poches sur le dos du contribuable ou, comme Christine Lagarde, qui sort indemne  d’une « négligence » de plus de 400 millions d’Euros, l’addition est lourde, très lourde !
Pendant que certains meurent de froid sur les trottoirs de nos villes, d’autres vivent dans une opulence profondément scandaleuse.
A l’approche de l’élection présidentielle, ils ne sont pas nombreux les candidats à présenter des mesures fortes pour faire cesser ces pratiques qui nuisent profondément à l’immense majorité de la population, et notamment au budget des communes. Ils se contentent d’entonner des thèmes annexes, le plus souvent destinés à détourner l’attention des populations.
La démocratie va mal. L’abstention va-t-elle battre des records…
José Fyot  
 
Les médaillés du jour
Armelle Hoffmann, gestionnaire de paye du 8 septembre 2008 au 31 octobre 2016
Michel Creusot, agent polyvalent des services techniques du 1er novembre 2009 au 30 avril 2016
Jean-Marie Bazille peintre et agent des services techniques du 1er juillet 1990 au 31 décembre 2016.
Pascal Lambolez responsable des services techniques du 1er août 1988 au 30 novembre 2016
Claude Joannes fontainier et agent des services techniques du 1er janvier 1984 au 31 mars 2016
Chacun a reçu sa médaille (bronze pour les 2 premiers, argent pour les 2 suivants et or pour le dernier) des mains de Catherine Louis et Dominique Peduzzi, ainsi que les félicitations et commentaires élogieux teintés d’humour de Michel Mourot.
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