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NUIT DE LA MINE

 
Une fête qui a nécessairement bonne mine !
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Les années passent et les Hautes Mynes n’en finissent pas d’attirer à elles un public toujours plus nombreux. Si les touristes sont friands du site durant les périodes estivales, la population locale a depuis quelques années a jeté son dévolu sur « la Nuit de la Mine », histoire de s’approprier un site qui, quelque part, leur appartient. Le succès s’est une nouvelle fois confirmé à l’occasion de l’édition 2017 de la « Nuit de la Mine » qui s’est tenue ce samedi dans le cadre de la nuit européenne des musées. La foule a superbement répondu présente à la sollicitation des organisteurs.
Dès 17h, les premières voitures affluaient, remplissant les parkings à grande vitesse, jusqu’à saturation et au-delà. Ceux qui sont arrivés plus tard ont dû se résoudre à stationner plus loin et rejoindre le site à pied. Philippe Poisson, le directeur des Hautes Mynes avait bien conscience du problème : « On est en train d’étudier la mise en place d’une navette à l’occasion du 400ème anniversaire de la poudre noire ».
Une fois sur place, et après que chacun ait réservé sa place pour une visite guidée de la galerie « Rouge Montagne »,  le public avait droit à un feu d’artifice d’animations. Après un petit coucou câlin aux jeunes veaux et chèvres du GAEC du Vacceux et de la ferme de Noiregoutte avec , en prime, dégustation de fromages, le public pouvait se diriger vers le stand de « La Mesnie sans terre » qui proposait de superbes démonstrations de pratiques médiévales : cordons à la lucette – l’ancêtre du tricotin - tissage au galon, préparation d’oublis – sorte de gaufres  – au feu de bois…
En avançant sur le parcours, à proximité du Cabaret de la Mine où Maryse, la directrice de la médiathèque, avait revêtu son costume d’époque, la place était occupée par la troupe de RECRE qui a présenté des extraits de « Morteville » de Maurice Pottecher, adaptés par Vincent Decombis, et les enfants des NAP (Nouvelles Activités Pédagogiques) qui ont pris grand plaisir à jouer « Conte de la mine » qu’ils ont eux-mêmes écrit. Côté théâtre, le public a encore pu applaudir « De poudre et d’os », un texte mettant en 400ème la poudre noire qui sera au cœur des célébrations du 400ème anniversaire.
De nombreux vieux métiers étaient également présentés par les Hattatos au public : sciage de long, préparation de tuyaux de pompes, taille de charpente à la hache et fabrication d’essis. Des forgerons étaient également à l’ouvrage, quelques fois avec une cohabitation compliquée mais vécue sereinement avec les « théâtreux ».  La nuit tombée était réchauffée par l’activité de Frédéric Durand qui présentait son savoir-faire de fondeur-sculpteur de bronze.
La musique ne pouvait pas être absente de cette soirée avec Christophe Toussaint et Marc Allieri qui ont fait résonner les sons de leurs instruments anciens.
Du côté de l’Auberge des Mineurs, on s’affairait avec efficacité à servir les repas : potée lorraine, fromage de ferme et brioche, tandis que jeunes (et moins jeunes) se mesuraient à des jeux anciens, dont le tir à l’arbalète.
Enfin, par groupes d’une vingtaine de personnes, la galerie « Rouge Montagne » a livré son histoire et ses secrets, sous la conduite de guides aussi sympathiques que compétents.

Un copieux menu qui a persuadé le public de rester en nombre alors que, la nuit tombée, la fraicheur s’installait avec autorité. Les braseros et autres buches suédoises ont permis de réchauffer efficacement les spectateurs tout en donnant au site une dimension quasi magique !
(à suivre demain avec de nouvelles photos)
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