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LE MÉNIL VOL LIBRE

 
Caresser le rêve d’Icare
L’édition 2017 de la journée découverte proposée par « le Ménil Vol Libre » a connu un nouveau plein succès. A la faveur d’une météo favorable, même si les nuages étaient bien présents le matin, les volontaires pour tester les superbes sensations du vol libre en parapente se succédés sans discontinuer. Tous chouchoutés par les cadres expérimentés de l’association, comme Valentin Gilet qui, après avoir intégré le pôle espoirs de Font Romeu s’adonne à sa passion dans le cadre de la compétition. Du costaud donc pour l’un de ceux qui sont passés maîtres dans la discipline après avoir été « branchés » et initiés par Martial Gehin, à l’origine de la création du club en septembre 2000. Autre « jeune pousse » ayant parcouru le même chemin, Sébastien, le fils du président qui a créé son école de parapente « Alvéole » située à Gresse en Vercors. Fort de 26 licenciés « Nous avons eu jusque une cinquantaine », les membres du club se retrouvent régulièrement pour voler ensemble à la faveur d’une météo favorable « Le plus compliqué est de nous mettre d’accord sur le site ! » s’amuse le président avant d’évoquer l’aspect pratique de l’entrée dans la discipline : « Mon conseil : commencer par un stage d’une semaine dans une école avant d’acheter du matériel ». Car l’investissement est conséquent et ne doit se faire sans avoir des certitudes d’une pratique régulière à suivre : il faut compter environ 4500 Euros pour l’achat du matériel de base intégrant la voile bien sûr, mais aussi la sellette, le parachute de secours, le casque, et l’altivario, appareil servant à indiquer en temps réel l’altitude et ses variations. « Après, on peut dépenser beaucoup plus » ajoute Martial « Certaines voiles, considérées comme les formules 1 coûtent jusqu’à 6500 Euros ». On peut ajouter à tout cela un GPS enregistreur de parcours.
Une fois équipés, les parapentistes locaux bénéficient de sites de superbe réputation, avec en haut de liste pour leurs conditions idéales le Drumont et le Markstein, permettant des « cross » (comprenez des vols) de plus de cent kilomètres. La Tête des Renards se défend bien dans cette longue liste de « spots » favoris. « Ici, avec des courants ascendants favorables ce jour-là, je suis déjà monté à 1900 mètres » raconte Martial. Et pour ceux qui préfèrent décoller sans avoir à se frotter au sentier montagneux permettant de rejoindre le site, quelques-uns des membres se sont mis au paramoteur et décollent du terrain de Humbert Aviation à Ramonchamp, un site accessible en voiture.
En ce jour de découverte, pas question de compétition mais de goûter aux joies du vol libre. Du haut de la Tête des Renards, à 875 mètres d’altitude, l’équipe a bien évidemment géré la sécurité avec professionnalisme : attente que le vent faiblisse alors qu’il atteignait assez régulièrement les 30 km/h, retour au sol d’une aile qui commençait à s’envoler pour cause de brindille de genêt coincée quelque part dans la voile et contact téléphonique avec le moniteur parti juste avant afin prendre les informations techniques du vol. Une fois lancés, les volontaires n’ont pas regretté leur choix se délectant de ce sentiment de liberté procuré par le  fait d’échapper à la pesanteur, tout en s’en mettant plein les yeux avec un paysage environnant de toute beauté. D’autres se sont contentés d’une initiation au gonflage de voile dans un pré en contrebas du site, histoire de sentir la puissance du vent qui s'engouffre dans le tissu... Particulièrement démonstratif !
Les personnes qui souhaiteraient contacter le club peuvent s’adresser à la mairie du Ménil ou à l’Office de Tourisme.
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