2019_08_05 Fresse ferme de Noiregoutte - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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FRESSE SUR MOSELLE

Ferme de Noiregoutte : une bougie qui a fait long feu

Les visites de la ferme fressiotte ont pour origine une anecdote lumineuse que Céline raconte à ses visiteurs en souriant.  
« N’ayant pas d’électricité, la traite des chèvres se faisait à la lampe frontale » raconte Céline Marynciow « Un jour, j’ai oublié de recharger les batteries de ces lampes. A la hâte, j’ai proposé un éclairage aux bougies que nous avons pris soin de placer dans des bocaux en verre afin de ne pas mettre le feu au bâtiment rempli de foin. Nous avons beaucoup aimé l’ambiance créée par cet éclairage. Les chèvres également d’ailleurs. C’est à partir de là que nous avons eu l’idée de proposer des visites à la ferme à la lueur des bougies qui se sont ensuite étendues en journées ». La situation compliquée de départ s’est ainsi transformée en opportunité très appréciée. « Ces visites sont pour nous le moyen de faire découvrir notre histoire, notre ferme et nos produits » poursuit l’agricultrice « Cela permet en outre un échange très riche ».
Ce jeudi, un groupe avait pris rendez-vous pour une nouvelle édition de cette découverte de la ferme. Le temps pour Céline d’expliquer l’origine de « Noiregoutte », liée aux anciennes mines de cuivre dont le lavage du minerai extrait des galeries rendait les eaux du ruisseau – la goutte en langage local –noires et la visite pouvait débuter, force commentaires à la clé.
Un peu comme un fil rouge,  Céline racontait la solidarité dont ont fait preuve de nombreux autochtones. De la mise à disposition de terrains aujourd’hui sources de rentrées de foin au don d’un turbo permettant l’acheminement du foin dans le hangar, la famille d’agriculteurs a pu bénéficier des faveurs d’une population ouverte tant dans l’esprit que dans les actes.
Autre constante : le respect, à tous les niveaux. « Nous ne pratiquons pas le désaisonnement, c’est-à-dire faire reproduire une chèvre en dehors de la saison sexuelle normale. Nous respectons le cycle naturel. Pas question non plus de leur donner des compléments alimentaires » détaillait-t-elle « Même si cela surprend les personnes des services vétérinaires, pas question non plus de couper le lait pour faire le fromage, même si la loi le permet. Nous ne sommes pas dans la recherche de quantité, mais dans la qualité ».
L’exploitation s’est de plus orientée vers la chèvre Lorraine, « Une espèce qui a bien failli disparaitre » précisait Céline « A un moment, on ne comptabilisait plus qu’un seul bouc en Belgique ». Aujourd’hui, la chèvre Lorraine a repris du poil de la bête, avec un cheptel estimé à 3500 bêtes,  grâce au militantisme de certains dont font partie Céline et Yvan.
La visite ne pouvait bien évidemment pas se terminer sans une dégustation de tartines qu’Emma s’est fait un plaisir d’acheminer sur la table où avaient pris place les visiteurs du jour. Belle tranche pain, garnie de généreuses parts de fromage de chèvre frais, le tout orné de raisins de Corinthe et de cerneaux de noix avec, en option, une touche de miel produit non loin de là par Philippe Mockels. De quoi convaincre certains de passer par la boutique avant de regagner leurs pénates…
Les visites sont faites tous les mercredis et jeudis à partir de 10h30 jusque fin août. Réservations au 06 18 38 26 87.
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