2019_01_08 Gilets Jaunes 08 01 2019 - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

L'actualité GR@TUITE quotidienne du Thillot et Environs
www.le-thillot.com
Aller au contenu

Menu principal :

Articles > 2019 > Janvier
LE THILLOT

Gilets Jaunes : en attendant l’Acte IX

L’actualité, très fournie, est au centre de nombreuses discussions du groupe local, entre rires et colère, Détails.
Après leur participation à Epinal pour l’Acte VIII, les Gilets Jaunes du Thillot ont repris leur « train-train » à proximité de la mairie. Le froid n’a aucune emprise sur leur détermination..
En attendant l’Acte IX qui se déroulera à Bar le Duc, manifestation à laquelle ils comptent bien envoyer une délégation – la réflexion est en cours-  le groupe commente l’abondante actualité liée au mouvement, entre deux concerts de klaxons.
Première actualité, au niveau local, les inscriptions disséminées dans la commune, mais aussi dans les cités voisines, inscrites à la peinture sur les poteaux et à proximité de la fresque des Mines rue de la Gare : « Nous n’y sommes pour rien et nous condamnons ces actes » lâche Manu avec fermeté avant d’enchainer sur une autre actualité locale : la phrase extraite du mot du Maire dans le dernier bulletin d’informations municipales : « J’ai eu à répondre à beaucoup de sollicitations de commerçants qui ont perdu du chiffre d’affaire en cette période de fin d’année ». Manu est en colère : « Mis à part le premier jour avec le blocage au centre-ville, nous avons toujours fait attention à ne pas gêner les commerces. Peut-être les commerçants qui se plaignent devraient se poser la question de savoir si ce n’est pas le pouvoir d’achat des habitants qui ne leur permet plus d’acheter chez eux.  L’augmentation du pouvoir d’achat est justement la raison de notre combat ».
Quelques souvenirs de a manif d’Epinal remontent encore, comme ces pauvres boulistes se rendant à un concours de pétanque qui se sont fait confisquer leurs boules par les CRS…
Et puis, au niveau national, Manu se marre : « C’est très étonnant : samedi à Paris, jour de manifestation, un ministère est resté sans aucune protection. Mieux, à proximité se trouvait un chariot élévateur avec les clés dessus ! C’est pour le moins étrange comme coïncidence ! Et l’on s’étonne que la porte de ce ministère ait été défoncée et que le ministre ait dû prendre la fuite avec son équipe ! ».
« Vont-ils nous tirer dessus à balles réelles ? »
Autre nouvelle qui déclenche une réaction qui hésite entre rire et colère : Chantal Jouanno, l'organisatrice du grand débat censé répondre à la crise politique, notamment sur l’aspect des inégalités sociales décriées par les Gilets Jaunes, sera payée 14 700 euros brut par mois, un montant mensuel pas vraiment du goût des Gilets Jaunes. « C’est honteux! » s’exclame Karine « A croire que c’est pour énerver les gens ! ».
Et que dire des propos d’Edouard Philippe qui affirme que les manifestations seront désormais  gérées « Sans complaisance ». Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir le Syndicat des Policiers en Colère, tout comme les Gilets Jaunes : « On nous matraque, on nous gaze, on nous tire dessus avec des flashball, on nous frappe, on nous interpelle, on nous place en garde à vue… C’est ça de la complaisance ? Quelles consignes vont recevoir les CRS pour agir « sans complaisance ». Vont-ils nous tirer dessus à balles réelles ? ».
A propos de cette guérilla hebdomadaire, Manu relève encore mi-figue mi-raisin : « Je me suis bien marré quand j’ai vu Christophe Dettinger, ancien champion de France de boxe mettre une « branlée » à des CRS. Je me marre moins depuis que je sais qu’il a été placé en garde à vue, même si la cagnotte de soutien turbine à fond, atteignant en ce moment environ 120 000 Euros », avant de laisser la parole à Karine qui enchaine : « Nous ne voulons cautionner aucun violence. Mais j’espère que les nombreux CRS également auteurs d’actes violents auront à subir le même sort que ce boxeur ».
Une cagnotte qui en dit long sur la soif de revanche de ceux, nombreux, qui ont eu  à subir les exactions des forces de l’ordre et pour lesquels le « boxeur de gendarmes » est devenu un symbole de résistance…
Retourner au contenu | Retourner au menu