2018_12_10 Gilets Jaunes Lundi - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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GILETS JAUNES

En attendant les déclarations d’Emmanuel Macron
Ce lundi, les Gilets Jaunes locaux ont repris possession des abords de la RN66. En douceur, dans l’attente des décisions que le chef de l’Etat va annoncer ce soir. Ils préviennent déjà par la voix de Manu : « Si les mesures ne sont pas satisfaisantes, le mouvement va immanquablement se durcir ! ».
En attendant, Manu a raconté son périple parisien avec force détails. Le premier barrage, dès Vitry le François « Tranquille ! » commentait-il. C’est ensuite dans la capitale que les choses ont commencé à se gâter, provoquant la montée de colère que Manu a clairement exprimé devant des CRS impassibles. « Heureusement que Jean-Claude m’a calmé !» confiait-il. Au fil des barrages, les sacs ont ainsi été débarrassés des lunettes, des masques de protection en papier et même des bouteilles d’eau. « Il ne nous est resté que les sandwiches et le sérum physiologique que j’avais planqué dans mon slip ! » s’amuse-t-il avant d’évoquer les gaz lacrymogènes, ces charges de CRS, notamment à cheval du côté de la tour Eiffel et ces tirs de flashball destinés à faire mal. « Ils avaient des instructions pour viser la tête » faisait-il « Une jeune fille d’une vingtaine d’années qui était sagement assise non loin de nous a dégusté… ». Manu poursuit : « J’ai réussi à discuter avec un CRS, une jeune femme frêle qui avait revêtu l’uniforme. Elle m’a dit qu’elle travaillait habituellement dans les bureaux. Elle était complètement tétanisée ! Ils ont recruté dans tous les services et ça s’est vu. On a remarqué que, sous la houlette de lanceurs inexpérimentés, certaines bombes partaient sur les toits ou vers d’autres CRS » se marre-t-il avant d’évoquer les « Blacks Blocks », ces groupes de casseurs – pilleurs qui ont pris possession des rues en fin de journée. « Ils sont parfaitement organisés. Un groupe attire les forces de l’ordre avant de fuir dans une montée où l’équipement des CRS ne leur permet pas de les rattraper et pendant ce temps, la voie est libre pour un autre groupe pour casser les vitrines et piller les magasins ».
Une journée qui laissera nécessairement des souvenirs : « Une fois rentré à la maison, j’entendais encore le bruit des explosions des bombes ! » concluait-il.
Rendez-vous demain mardi à 9h00 pour faire le point des déclarations du chef de l’Etat et des suites à donner.
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