2018_10_15 AG ADEMAT-H - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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Articles > 2018 > Octobre
HÔPITAL DE REMIREMONT

ADEMAT-H : l’administration contre les élus et la population

La mobilisation est plus que jamais indispensable afin de maintenir un service public de soins de qualité, face à une administration aveugle pilotée depuis le plus haut sommet de l’Etat.
Si l’association, initialement ADEMAT, dont l’objectif était de maintenir la maternité, s’est dotée d’un « H » (comme Hôpital), c’est que ses dirigeants ont bien compris que la menace est désormais plus globale et que c’est cette fois le Centre Hospitalier Général de Remiremont et ses activités de médecine, chirurgie et obstétrique qui sont sur sellette et qu’il faut donc défendre.
L’assemblée générale de ce dernier vendredi a permis aux intervenants, notamment au président Jean Pierrel de rappeler que la situation était chaude, voire bouillante.
Devant quelques 150 personnes (l’ADEMAT-H comptabilise 10 fois plus d’adhérents) réunies au Centre Culturel de Remiremont, les débats qui ont suivi les formalités légales que sont l’adoption des différents rapports ont été intenses, notamment au moment de l’arrivée du député  Christophe Naegelen et du maire de Remiremont Jean Hingray.
« A quoi servez-vous ? » apostrophait Philippe Spillebout, responsable local de la Haute Moselle. Une question qui faisait écho aux témoignages éloquent sur les pratiques de l’ARS (Agence Régionale de Santé) qui poursuit son œuvre destructrice et envoie notamment les documents essentiels cinq petites minutes avant le début des réunions du COPIL (Comité de Pilotage). C’est également sur les instructions de ce bras armé du Ministère de la Santé que des déplacements de cadres hospitaliers sont ordonnés de Remiremont vers Epinal.
Les réponses apportées par les deux élus sont à l’opposé. Si Jean Hingray a décidé de claquer la porte du COPIL sans pour autant déposer les armes, Christophe Naegelen veut continuer à se battre à l’intérieur de l’instance, estimant que les avancées sont significatives, même si d’autres combats d’importance sont à mener.
Et si une médiation semble vouloir se mettre en place actuellement via François Vannson, président du Conseil Départemental, les responsables de l’ADEMAT-H ne veulent pas en entendre parler et ont soumis une motion en 5 exigences demandées par des adhérents :
1 - Le maintien de la permanence de soins
2 - Maintien des services médecines, chirurgies et obstétriques,
3 - L'exigence des moyens financiers en adéquation des besoins,
4 - Dénonciation des suppressions de lits et des suppressions d'emplois,
5 - Le respect aux populations et aux élus défendant le maintien de l'hôpital.

Pour Philippe Spillebout, « La réussite du maintien d'un service de santé de qualité pour nos vallées de montagne et rurales passe par une indispensable solidarité » et de plaider avec force : « Restons vigilants et portons la bonne parole largement autour de nous pour être encore plus nombreux ».
Une mobilisation indispensable pour contrer les décisions dictées depuis le plus haut sommet de l’Etat et qui relèvent d’une logique purement comptable, s’asseyant sur des services publics indispensables.
Et pendant ce temps, on continue à privilégier les ultra-riches...
Contact :defense.materniteremiremont@gmail.com ou philippe.spillebout@wanadoo.fr
Si vous souhaitez télécharger le rapport moral du Président, c'est ICI
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