2018_04_12_Comcom : grosses vagues à la piscine - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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COMCOM

Grosses vagues à la piscine

Réuni mardi soir à Bussang, le conseil communautaire avait à examiner de nombreux chiffres, dont le budget primitif piscines. Un point qui a fait l’objet d’un débat courtois, mais très animé.
Le vent de la fronde a soufflé fort au moment de l’examen du budget primitif des piscines à la réunion de la Communauté de Communes des Ballons des Hautes Vosges. Dès la fin de la lecture des chiffres présentés par Jean-François Viry, les débats étaient lancés de façon vigoureuse par François Cunat qui déplorait : « Le projet présenté en 2016 était de 2 millions d’Euros. On nous présente aujourd’hui un projet qui a été multiplié par deux. On va exploser l’endettement et donc la fiscalité pour financer ce projet. Je suis pleinement d’accord sur le fait que nous avons besoin d’une piscine, mais pas à ce prix ! ». Et le premier magistrat  de Ramonchamp de s’interroger sur la pertinence de l’espace détente et d’évoquer également une gestion de l’information peu convaincante : « J’ai n’ai reçu les documents que cet après-midi ! » et sur le sentiment qu’il exprimait ainsi : « Je me sens un peu floué. On m’a demandé de rechercher des sources de recettes supplémentaires pour la comcom. Ce n’est pas pour ouvrir en grand les vannes ! ». Et de conclure : « Je ne voterai pas ce budget ».
Le président Peduzzi ne manquait bien évidemment pas de réagir. Il détaillait notamment les évolutions du projet depuis de début, mettant l’accent sur les nécessité de prise en compte de certaines évolutions « Lors de la visite de piscines ailleurs, nous nous sommes rendu compte que le projet initial nous conduirait droit dans le mur, notamment en ce qui concerne le traitement de l’air et de l’eau ».
Sur ce point, Alain Vinel complétait : « Le projet 2016 n’avait pas assez approfondi cet aspect. Les incidents de fin d’année nous ont ouvert les yeux, notamment sur les problèmes de chloramine, dont on sait aujourd’hui qu’ils ont été le catalyseur de problèmes de santé d’un de nos maitre-nageur qui ne peut plus exercer normalement son métier. On sait également que le traitement de l’air permettront de ne avoir à gérer un risque d’effondrement de plafond sous la pression d’une couche de laine de verre saturée en humidité ou de voir de l’eau couler des luminaires ».
Sept voix contre
Le maire de Bussang insistait également sur « La nécessité de disposer de nouveaux services et équipements intégrés comme les espaces ludiques et bien-être pour satisfaire aux besoins des familles qui vont chercher ailleurs ce qu’ils n’ont pas ici ».
Le Président argumentait par ailleurs sur « Le travail en équipe mené en large concertation » avant de plaider « Les modifications proposées vont bénéficier de subventions à des taux particulièrement intéressants et nous permettre de disposer d’un outil important, notamment pour l’activité touristique, dont le développement et le renforcement font partie des obligations inscrites dans le projet de territoire 2014. Les choix ont été faits en regard des subventions possibles avec des incitations fortes à apporter du nouveau par le biais d’aides bonifiées ».
C’était au tour de Stéphane Tramzal d’entrer dans les débats : « Il s’agit d’un investissement très coûteux. Mais ce qui tue, c’est le fonctionnement. Nous aurons à verser 750 000 Euros pour équilibrer l’exploitation. Je suis très inquiet pour notre territoire qui est déjà en souffrance, et on en remet une couche ».
Un argument que Dominique Peduzzi tenait à relativiser en précisant « Nous avons des pistes à explorer pour alléger les dépenses, augmenter les recettes avec l’objectif bien évidemment de faire baisser la pression fiscale. Nous sommes dans l’attente des chiffres de dotations. On peut éviter l’augmentation de la fiscalité pour financer la piscine ».
Au terme de ces débats, le budget primitif piscine était finalement adopté par 17 voix pour et 7 contre, les représentants de Ramonchamp et Rupt étant rejoints au moment du vote par Etienne Colin, maire de Ferdrupt, qui venait de dénoncer « Une pression fiscale omniprésente à tous les niveaux. Les gens en ont marre ! ».
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