2018_01_31_Pompiers Bientôt 150 ans - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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SAPEURS-POMPIERS

Bientôt les 150 ans du corps du Thillot

Les nouveaux locaux des pompiers conjuguent avec bonheur gaîté, confort et histoire, en relation notamment avec des murs décorés par l’artiste-pompier qu’est le chef de corps et de pages d’histoire sorties de l’oubli par Jean-Philippe François.
Confortablement installés dans leurs nouveaux quartiers depuis septembre 2015, les sapeurs-pompiers du Centre de Secours local disposent depuis d’un outil de travail que l’on peut qualifier de « haut de gamme ».
Surtout si on le compare avec l’ancien bâtiment de la rue de la Paix qui, après travaux est devenu le local de l'Association Portugaise.L’adj.chef Philippe Antoine, aux commandes du centre de secours depuis le 15 mars 2013 apprécie les lieux à leur juste valeur : « Nous disposons ici d’une surface qui a été multipliée par trois environ » confie-t-il « Cela nous permet, entre autres, de pouvoir séparer les vestiaires et toilettes non seulement entre hommes et femmes – l’effectif compte 9 femmes sur 50 - mais aussi des installations séparées pour la dizaine de Jeunes Sapeurs-Pompiers que nous formons actuellement ». Des JSP dont les « quartiers » sont installés au premier étage, le second étant occupé par deux chambres « Pour des couchages exceptionnels » explique le chef de corps  « Cela peut arriver lors de tempête ou lors d’intervention en hiver avec danger potentiel de retour à domicile».
L’imposant garage où sont stationnés les véhicules rouges prêts à sortir à la moindre alerte est maintenu à une température de 10° environ. « Ce garage est complété par un second local pour le véhicule d’assistance médicalisé dont la température est maintenue à 15°, avec intégration des outils et produits nécessaires à la désinfection des matériels » commente l’adj.chef Antoine qui met également l’accent sur les commodités apportées par la grande cour extérieure, notamment pour les formations et les manœuvres.Toujours à l'extérieur, les pompiers disposent d'une zone de nettoyage des véhicules alimentée par une cuve de récupération des eaux pluviales de 3000 litres.
La salle de garde, installée au rez-de-chaussée permet  la distribution de l’information, chaque pompier disposant de son casier « C’est aussi l’endroit où se tiennent les vendredis soirs les réunions de coordination entre équipes lors des changements d’astreinte » précise le chef de corps.
Concernant la sécurité, un groupe électrogène a été installé, capable de prendre instantanément le relais en cas de coupure de courant pour alimenter le système informatique ainsi que la lumière dans les vestiaires et les couloirs.
Donner une âme à ces nouveaux locaux
Si la fonctionnalité est donc bien présente dans les anciens locaux Curien revisités pour les soldats du feu, d’autres aspects sont cultivés avec attention afin de renforcer l’indispensable cohésion du groupe. La convivialité en est un, qui passe en premier lieu par le foyer. Bar, petite cuisine, jeux (baby-foot, fléchettes), TV, musique… le lieu est adapté à la rencontre amicale décontractée.
De plus, le chef de corps a mis en œuvre ses talents artistiques pour décorer le grand mur avec une illustration sympathique… d’un camion de pompier, bien évidemment ! Et ce n’est pas le seul endroit où il a déployé son pinceau. Dans l’immense corridor, le pompier-artiste a peint un énorme casque, l’agrémentant d’une bulle tout à la fois militante et humoristique. Une petite passion qui a laissé quelques traces à la caserne de Gérardmer où il était préalablement. A l’extérieur, un coin pelouse reçoit de temps à autre une « barbecue party », précieux moments de détente.
Autre aspect des actions menées en interne : donner une âme à ce bâtiment. Pour cela, les photos de véhicules rouges et  autres pompiers en action sont omniprésentes. Mais pas seulement : le corridor est également décoré de nombreuses photos ou documents sous cadre, évoquant l’histoire du corps local.
C’est ainsi que les recherches menées par Jean-Philippe François ont permis de retracer la quasi-totalité des commandements (et bien d’autres informations) depuis la création du centre de secours. Une création que le chef de centre souhaite célébrer l’an prochain à l’occasion du 150ème anniversaire.
Ailleurs, des photos des sapeurs-pompiers de diverses époques garnissent les murs, dont la plus ancienne est datée de 1888. Un peu plus loin, un autre cadre trône avec fierté, rappelant « l’héroïsme et le sang-froid au cours de la lutte contre les incendies durant les hostilités », une citation remise au corps thillotin, datée du 30 août 1947.
Une histoire dans l’Histoire, une page à la fois funeste et héroïque appartenant quelque part à celles et ceux qui, aujourd’hui, pousuivent cette tâche précieuse en mettant leur énergie au service de la population.
Une naissance après de multiples incendies
Le 10 juin 1833, un incendie détruit 2 maisons, situées à proximité du carrefour du centre.  De nombreux habitants accourent pour combattre l’incendie. Dans la nuit du 7 au 8 juillet 1834, un nouvel incendie détruit 42 maisons, suivi de la destruction de 2 nouvelles maisons 2 jours plus tard (voir publication). Il faudra plusieurs décennies pour mettre au point l’organisation des secours de la nouvelle commune officialisée par le décret de Napoléon III en 1860. Les secours se structurent enfin le 12 décembre 1869, à l’initiative d’un groupe d’habitants, sous l’appellation « Compagnie de pompiers et sauveteurs de la commune du Thillot ». Ce groupe comptera bientôt 70 membres qui lanceront une souscription, jumelée à une demande de subvention communale permettant l’achat du premier matériel : une pompe. Le premier local mis à disposition sera celui situé à proximité de l’école du centre, là même où est installée l’UMT actuellement. Devenant trop étroit, il sera abandonné dans les années 1970 pour  permettre l’installation de la caserne dans l’ancienne salle rénovée où se pratiquait le judo, rue de la Paix.
Et la sirène ?
L’ancienne sirène, installée sur les toits de l’ancien abattoir menaçait de s’effondrer. « C’était une des 3 dernières encore installée dans le département des Vosges, d’une portée de 60 km » explique Eric Colle « Elle a été démontée et cédée à la gendarmerie d’Épinal ».
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