2017_12_27 Histoire locale : magasin Demange 1/2 - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

Aller au contenu

Menu principal :

Articles > 2017 > Décembre
    
HISTOIRE LOCALE

Le magasin de fleurs Demange 1/2
    
Christian Demange, aujourd’hui installé à Nantes pour raisons professionnelles est un passionné d’histoire locale, notamment tout ce qui touche au magasin familial. Après un rapide échange sur l’historique du magasin, il s’éclipse quelques instants avant de revenir avec un énorme document à la main : un imposant arbre généalogique. On peut y découvrir que la famille Demange est originaire d’Uzemain  d’où est natif  Nicolas Jean. C’est Augustin, né en 1745, qui décide de venir s’installer dans la commune pour exercer comme aubergiste. La création du magasin revient à Arthur et Marie qui l’installent dans l’ancienne rue de la Fonderie, passage qui n’existe plus puisqu’il était situé sur le parking de l’actuelle place de Lattre de Tassigny,  et qui a disparu en même temps de nombreuses autres habitations lors des bombardements de 1944. L’ancien magasin intégrait déjà de nombreuses couches disposées sur les anciens jardins de Caley, situés à l’arrière de la boutique, acquis par Arthur, permettant d’y faire éclore de nombreuses fleurs. Ces couches, Christian en garde un souvenir pas forcément très agréable : « Durant les vacances d’été, alors que les copains d’école passaient leur temps à jouer, il fallait remastiquer les vitres de ces couches » raconte-t-il avec un sourire qui témoigne qu’avec le temps, la frustration a cédé la place à une certaine philosophie.

Une chaudière au charbon pour les serres

En 1936, ce grand lopin de terrain se voit doté de deux serres. « Ces serres étaient pourvues d’un système de chauffage avec chaudière au charbon » détaille Christian « Je me souviens que mon père se relevait la nuit pour approvisionner la chaudière afin que la température reste compatible avec la croissance des jeunes pousses. De plus, nous utilisions les déchets de coton des Ets Levy qui constituaient un excellent engrais végétal. Je me rappelle encore que nous faisions venir tous les ans une machine produisant de la vapeur d’eau que nous envoyions dans la terre pour la stériliser avant la mise en place des replants, après avoir laissé refroidir la terre bien sûr » avant de poursuivre en se marrant «  L’odeur des insectes cramoisis n’était pas très agréable !  ». Il n’empêche qu’avec ces pratiques totalement naturelles qui prenaient également en compte le calendrier lunaire, le jardinier obtenait ses premiers choux en février.
Suite à la libération, dans le centre de la commune en ruines, la reconstruction prendra du temps… La résurrection du magasin devra attendre le début des années cinquante. L’ouverture du nouveau magasin intervient finalement en 1953, après d’importants travaux qui ont transformé le quartier en profondeur. « Le magasin a ensuite évolué suite à la demande de la clientèle » se souvient Christian « C’est ainsi qu’en plus de la production personnelle, il a fallu acheter des fleurs pour les mettre à disposition toute l’année. De plus, la boutique a intégré durant quelques années des produits d’épicerie. Les ventes ont cependant chuté avec l’arrivée du Codec au centre-ville pour s’arrêter dans les années quatre-vingts ».
 C’est en 1966 que Roger et Carla reprennent le commerce.
à suivre…
Retourner au contenu | Retourner au menu