2017_11_04_Passation de pouvoir en douceur à la scierie Duhoux - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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VIE ÉCONOMIQUE

Passation de pouvoir en douceur à la scierie Duhoux

Depuis avril dernier, l’entreprise ramoncenaise est dirigée par Julien Pinot qui a pris la suite de Francis Duhoux.
    
« Arrivé à l’âge de la retraite, je voulais vendre » explique Francis Duhoux, tout sourire en évoquant ce moment tant attendu après des années passées dans l’affaire familiale. « J’ai entendu parler de cette vente » enchaine Julien Pinot avant d’ajouter « Cette affaire correspondait bien à ce que je souhaitais ». Cette conjonction de circonstances a donc permis la rencontre constructive entre des deux hommes. Après avoir travaillé sur le projet durant huit mois, avec l’aide précieuse de la CCI et d’un cabinet comptable, l’affaire est conclue et Julien devient le nouveau gérant de la scierie Duhoux en avril dernier.
Cependant, avant de partir en retraite à l’été 2018, Francis reste sur l’entreprise en tant que salarié afin de prêter main forte au nouvel acquéreur de la scierie.Après être passé à l’ancienne entreprise familiale, Julien, aujourd’hui âgé de 31 ans, renoue ainsi avec le bois, pour lequel il s’est pris de passion durant sa formation initiale, mêlant agriculture et forêt. « J’ai également passé 3 années dans une entreprise de charpente » ajoute-t-il, précisant en outre « J’ai toujours été attiré par la forêt ».
Depuis sa prise de fonction, Julien se rend compte de la similitude de nombreux aspects du fonctionnement de la scierie avec celui qu’il a connu dans le cadre agricole. La reprise se passe donc le mieux du monde et Julien met fortement l’accent sur la continuité de la production et de la qualité de fabrication. Il reste également fidèle à un principe de fonctionnement mis en place par son prédécesseur : la transformation de bois locaux qui, dans leur diversité, permettent de mettre à disposition de la clientèle une large gamme de produits finis, susceptibles de répondre à de nombreuses demandes : bois rabotés, bardage, plancher, terrasse…. « Les essences locales, comme le douglas, le mélèze ou le pin sont parfaitement adaptées à une demande en hausse constante » détaille Julien « Cela permet en outre d’entrer dans une logique d’économie de proximité, en faisant travailler bûcherons et débardeurs locaux, sans compter que le transport a un impact écologique quasi nul ».
Une continuité qui a de plus permis de conserver les 10 emplois de l’entreprise, avec l’ambition de mettre en œuvre des projets que Julien a « sous le coude », sur lesquels il reste bien évidemment discret et qui, lorsqu’il les mettra en œuvre pourraient déboucher sur la création de nouveaux postes.
    
Créée en 1936 par Léon et Robert
« Pépère et papa ont créé l’entreprise en 1936 » raconte Francis en feuilletant l’album de photos de l’entreprise qu’il a constitué au fil du temps. Son père, Robert, a alors 16 ans quand il rejoint le projet de Léon, jusqu’alors voiturier qui sera la victime malheureuse d’un obus le 28 septembre 1944. Trois semaines plus tard, le 15 octobre 1944, la scierie est entièrement brûlée. Une fois la guerre terminée, Robert, accompagné par sa mère Eugénie, décide de reconstruire la scierie que Francis reprend officiellement en 1995 après avoir travaillé avec son père durant 8 années. Sous la direction de Francis, la scierie a connu un superbe essor, les investissements permettant régulièrement la construction de nouveaux bâtiments et l’intégration de nouvelles machines avec l’objectif de moderniser l’outil de production tout en diversifiant la production afin de coller à la demande du  marché.
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