2017_09_12_Nuit de la chauve souris - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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NUIT DE CHAUVE-SOURIS

Une rencontre très riche avec les chiroptères

Les chauves-souris qui ont trouvé refuge dans les galeries des mines font l’objet d’une protection rapprochée, afin de mettre fin à leur inquiétant déclin. L’animation proposée par les Hautes Mynes dans le cadre de la Nuit Européenne de la chauve-souris permet d’y voir plus clair.
« Si je vous dis chauve-souris, ça vous fait penser à quoi ? » Pierre-Emmanuel, animateur du CPEPESC* regarde attentivement le public du premier tour de cette nuit de la chauve-souris sur le site des Hautes-Mynes. « Batman ? Oui, mais encore ? », « Dracula ! Bien, et ensuite ? » « Vampire, oui ! ». Et l’animateur de lancer son discours. « Savez-vous que les vampires existent bel et bien. Ce sont une espèce de chauve-souris ». Mais dans le secteur, pas de vampires, mais des pipistrelles, des petites chauves-souris, des chiroptères de leur nom scientifique, littéralement main volante. Et Pierre-Emmanuel de poursuivre « Depuis le début des années 50, les populations de chauves-souris ont chuté de 50%. Elles sont désormais protégées. Indicateur de qualité de l’environnement, elles sont également indispensables dans la régulation des insectes. En une nuit, une chauve-souris consomme entre 1000 et 2000 insectes !  «  De nombreux moustiques en moins à venir vous piquer…». Et l’animateur de proposer à son assistance de une boite afin de l’inviter à consommer des insectes « Ceux-là sont cuisinés au miel et à la cannelle, et j’en ai d’autres au chocolat ». Après un petit instant d’hésitation, la boite circule et chacun se sert pour vivre une expérience culinaire nouvelle et plutôt agréable.  Reprenant son exposé, l’animateur décide de tordre le cou aux légendes néfastes courant depuis des siècles concernant cet animal : non, elles ne s’en prennent pas aux cheveux des dames,  légende inventée par des hommes afin que leurs femmes restent au foyer la nuit pendant qu’eux même peuvent courir à la taverne. Et si certaines espèces sont porteuses de la rage, dès qu’elles sont atteintes par le virus, elles se terrent sans force sans chercher le moins du monde le contact avec les humains.
« Associées au diable dans la Bible, les chauves-souris sont à l’opposé dans d’autres cultures comme en Chine ou en Afrique où on les considère comme des porte-bonheur, symbole de fécondité ou de fidélité ». Plus tard, la nuit tombée, Pierre-Emmanuel sort un appareil, à peine plus volumineux qu’un smartphone afin de partir à la rencontre sonore des chauves-souris des mines par la capture de leurs ultrasons, une information précieuse permettant l’identification de l’espèce.
Cette rencontre très colorée avec ces chiroptères ne constituait qu’un seul des 5 points de l’animation proposée sur place par Jean-Philippe Simon, qui avait en charge l’organisation de cette soirée. Exposition à la maison du poêle, visite de la galerie Rouge Montage afin d’explorer le milieu de vie de ces petits mammifères, contes racontés par Philippe Poisson dans la galerie St Thomas, dont cette sulfureuse fable de la Fontaine « La chauve-souris et les deux belettes », éternelle comme tant d’autre, qui se moque de ceux qui, par opportunisme, ont un don particuliers pour retourner leur veste… Avant de quitter les lieux, le public avait droit à un petit quizz, histoire de vérifier qu’ils avaient bien écouté les explications des animateurs.

 *CPEPESC : Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l'Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères. Cet organisme a été choisi par le Parc de Ballons pour le suivi des chiroptères pour le compte de Natura 2000. Pierre-Emmanuel, salarié de l’organisme est ce que l’on appelle un chiroptèrologue., un éminent spécialiste de ces animaux, qui plus est doublé d’un sens aigu de la pédagogie et de la commuication.
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